L'Asie en Danseuse

Présentation

Bolivie 2 : la règle de 3 (du 09 mai au 04 juin 2009)

Difficile de trouver un titre résumant a lui seul ce mois de voyage au coeur de la Bolivie...

  • 3 villes bien différentes : Potosi la populaire, posée dans un univers minéral, Sucre la clinquante entourée de vallées fertiles et Cochabamba, la commerçante au pied de l’altiplano.
  • 3 moyens de transport : le vélo, le camion et le bus
  • 3 revetements : l’asphalte, la terre et les pavés (par ordre de difficulté)
  • 3 constantes : le riz-poulet sec et insipide, la dureté des conditions de vie et la "désorientation".

Vous remarquerez sans doute un petit changement de style, pour éviter de se répéter par rapport à l’article précédent. En espérant que ce ne soit pas trop minimaliste...

Illusions d’optique

Salar d’Uyuni, le 09 mai. On a décidé de ne pas faire 1/2 tour vers la ville d’Uyuni alors on file vers le nord, droit vers le volcan Tunupa. Une merveille. Il paraît relativement proche, mais il se fait désirer. On avance, c’est sûr, on roule, mais le paysage, lui, ne bouge pas. Les voitures qui passent au loin, sur l’horizon, ressemble à des petits jouets pour enfants. Difficile d’évaluer les distances sur cette étendue blanche. On met plus de 2 heures à l’atteindre.

La etnia perdida

Tahua, le 10 mai. L’ethnie perdue. C’est ainsi que Filtzon qualifie les habitants de la région du nord du salar d’Uyuni. En effet, cette communauté Aymara n’a pas été envahie par les Incas et les espagnols se sont très peu attardés dans cette région. Elle a donc gardé une identité propre. Mais aujourd’hui, elle reste isolée, à ses dépends. On y accède soit par le salar, soit par une piste en très mauvais état. Les conditions de vie y sont précaires et les seules sources de revenus sont les élevages de lamas et la culture des pommes de terre. Filtzon, lui, est en charge de développer le tourisme... y’a du boulot ! Comme il n’y a pas d’hôtel bon marché, il nous a prêté une pièce avec un lit, on s’est douchés dans le jardin de sa grand-mère, les pieds dans un bac en alu, au pied d’un robinet d’eau glacée et le soir, son cousin nous a préparé un repas, qu’on a pris à la lueur de la bougie.

Question de repères

Sur la route de Salinas, le 11 mai. Ne voyant pas le bout de la route cahotique, caillouteuse, pleine d’ornières, on demande à 2 personnes si c’est encore loin, Salinas. L’homme nous répond : " C’est à 3 ou 4 km". La femme le reprend : " Mais tu es fou, ils sont à vélo !"... Malgré l’absurdité de cette remarque, c’est elle qui, quelquepart, avait raison. On a fait 16 km...

Quinoa

Salinas, le 11 mai. Pour la première fois, on trouve un plat chaud à base de quinoa, sur la place du village, ainsi que du pain fait avec de la farine de quinoa (délicieux). On est au coeur de la région productrice de quinoa, mais jusque là, on n’a trouvé que du riz. Un homme nous explique que la quinoa est principalement exportée parce qu’elle est trop chère pour les boliviens (?). Et effectivement, on peut voir que les conditions d’exploitation ne sont pas faciles. D’abord la quinoa est coupée à la main, puis transportée à dos d’homme jusqu’au chemin. Là, elle est acheminée. à dos d’âne, jusqu’à la piste. C’est là qu’elle est triée, manuellement. Enfin, comme les paysans ne possèdent pas de camion, ils doivent s’organiser pour en faire venir un, qui ramassera toutes les récoltes des alentours. Mais bon, on se dit que c’est la même chose pour les patates... qui sont très bon marché.

Par ici la monnaie

Salinas, le 11 mai. Nous voici dans le seul hôtel-restaurant du village. Enfin si, il y en a un autre, mais il est bien trop cher et on a rencontré le patron... complètement bourré. La petite dame nous demande 15 bolivianos. Parfait. A payer de suite. Bon. Après la douche, c’est 20. "- Il fallait le dire avant madame ! - Oui, mais hier des clients sont partis sans payer. - Eh bien nous sommes désolés pour vous mais nous n’allons pas payer pour eux... " Le soir, nous descendons pour diner. La salle est comble. "- C’est combien le repas ?" Le jeune hésite, se retourne vers la cuisine : "- C’est combien déjà ?" Dis-donc mon garçon, tu sers des dizaines de repas tous les soirs et tu vas nous faire croire que tu as oublié le prix ? Les prix gonflés, les portions plus petites, l’absence de pain ou de boisson alors qu’il y en a sur toutes les tables, la monnaie qui ne revient pas... c’est bon, on connait. Et dans ces cas là, nous pouvons être trèèès patients.

Nuit insolite

Tambo Tambillo, le 12 mai. C’est l’institutrice qui nous indique un endroit où ont déjà dormi des cyclo-voyageurs. C’est le poste téléphonique du village. Elle nous dit : "Vous y serez tranquilles, une fois la nuit tombée, plus personne n’appelle." Bon, on va voir à quoi ça ressemble... C’est une pièce de 2x3 m environ, avec un téléphone au mur et une petite table. C’est sale, il y a des tas de brique, mais en ce moment, les nuits sont très froides et le puits est juste en face (c’est beaucoup mieux que de camper près de la rivière pleine d’ordures). Alors on fait un brin de ménage et on joue au tetris pour faire entrer les 2 vélos et les 2 matelas. Mais une fois installés, le téléphone n’arrête pas de sonner. On a rencontré l’ensemble des enfants du village (une dizaine)... nous ne sommes pas là incognito... alors on finit par décrocher pour dormir... avec le bip-bip incessant en fond sonore. Le lendemain matin, plusieurs habitants viennent nous voir. "- Alors, bien dormi ? - Ben, comme dans une cabine téléphonique..."

Auto-gestion

Tambo Tambillo, le 13 mai. L’institutrice n’est pas encore arrivée. Les élèves se rangent dans la cour et c’est l’aînée qui se charge de faire chanter l’hymne national à ses 10 camarades. Puis ils vont tous se brosser les dents, au point d’eau derrière l’école. Je vais leur demander où sont les toilettes... il n’y en a pas. Il faut juste aller un peu plus loin, dans la nature. L’institutrice arrive mais elle doit s’occuper d’une toute petite qui est malade. Les élèves enfilent leur short. Ce matin, il y a sport ! Ils partent ensemble, seuls, sur la piste, en courant. 1,5 km de côte, à 9h00 du matin, par 11 degrés, short et manches courtes, et 1,5 km de descente, avec le sourire et sans s’arrêter. Voir vidéo.

Sans transition

Nord du Salar. Certains villages n’ont l’electricité que depuis quelques années, l’eau courante et l’evacuation des eaux usées depuis une quinzaine d’année seulement. Mais le téléphone portable est déjà largement utilisé et internet ne va pas tarder à arriver. Côté télévisuel, c’est le satellite qui va fleurir sur tous les toits en tôle des maisons en adobe. Ils ne passeront pas par la case téléphone fixe à cadran circulaire et télévision noir et blanc à 3 chaînes. Voici venir, de plein fouet, la "modernité".

Olga

Quillacas, le 13 mai. Dans l’après-midi, on grignote sur la place du village. Deux femmes viennent discuter. A la question de l’hébergement pour la nuit, l’une des deux nous répond par une invitation chez elle. Elle nous fait chauffer de l’eau pour la toilette (on se lave dans la chambre), on papote dans la cuisine pendant qu’elle nous prépare un bon repas et le soir, Gé joue de la musique avec Alvarro, son fils, qui a un talent certain. Bref, on passe une excellente soirée. Le lendemain matin, au moment du départ, elle nous demande de payer le repas... et la nuit aussi... Un petit goût amer reste sur cet excellent moment. Dommage...

Bon anniversaire

Challapata, le 14 mai. On a retrouvé le bitume et on a roulé à 20 km/h !!! Youpi ! Voir vidéo.

Histoire belge

Sur la route de Potosi, le 16 mai. Nous croisons Pierre et Claire, un couple de belges qu’on avait rencontré à Salta. On papote, on papote et on leur demande comment est la route pour Potosi. D’abord, il nous dit qu’on y arrivera ce soir, sans problème. Bon, comme d’habitude, les gens ne se rendent absolument pas compte de ce que c’est que d’avancer sur une bicyclette de 50 kg et ils surestiment toujours notre vitesse. On sait pertinemment qu’on mettra au moins deux jours. Il ajoute que c’est quasiment plat. D’habitude, les histoires belges, ça nous fait rire. Mais quand on s’est retrouvés à 4275m d’altitude, après avoir mangé plus de 1000 m de dénivelé positif, on n’était pas d’humeur joviale.

Evo Si !

Sur toutes les routes de la province de Potosi. "Evo si" (Evo oui), "Evo cumple" (Evo tient parole, remplit son devoir), "La salud antes para pocos hoy para todos" (La santé, avant pour peu, aujourd’hui pour tous)... Ce sont les slogans que l’on peu lire dans tous les villages, sur les murs des maisons, sur la route, sur les rochers. La grande majorité de la population, vivant dans des conditions précaires, compte beaucoup sur l’actuel président, Evo Morales, issu d’une famille de paysans de la province de Potosi.

Record

Descente sur Ventilla, le 16 mai. 79 km/h !!!

Regala me !!

De Challapata à Potosi. "Fais-moi un cadeau !" C’est ce que l’on entend à chaque traversée de village. Que répondre ? Qui sont ceux qui en font, des cadeaux ? Ont-il pensé à la conséquence de leur geste ? Que dire quand l’agriculteur tend la main alors que vous venez de prendre en photo une de ses vaches ?

Babe

Laguna de Tarapaya, le 18 mai. Spéciale dédicace à Babe et Arianne. C’est dans cette lagune d’eau thermale à 30 degrés que Gé a plongé pour vous. Ben non, il ne s’est même pas gelé. Trop facile.

3950 m

Potosi, du 18 au 22 mai. La rue la plus en pente de Potosi (c’est dire !), c’est là qu’habitent Florencio et Teodora, qui hébergent les cyclos de passage depuis 17 ans. Il est boulanger, elle tient une épicerie de 8h à minuit ; des bourreaux de travail, disponibles et au grand coeur. On se repose de nos 3 semaines de routes cahotiques en altitude. On n’est pas vraiment redescendus, seulement des vélos, pour quelques jours. Ça fait du bien.

Cerro Rico

Potosi. Nous voici au pied de cette fameuse montagne aux teintes orangées, pleine des cicatrices de 5 siècles d’exploitations minières. Il est possible de visiter les mines où, encore aujourd’hui, les hommes travaillent dans des conditions exécrables, indignes, pour extraire de l’argent, pour un salaire de misère. Dilemne. Etre témoin de cette exploitation et apporter notre soutien par le biais d’une agence de tourisme "responsable" qui leur reversera une partie des bénefices, mais être le touriste, aussi, qui les prend en photo, qui les filme et leur offre des cigarettes ou de la dynamite (c’est que vous pouvez acheter comme "cadeau" avant de rentrer dans les tunnels)... Mon appréhension du monde souterrain tranchera. On n’ira pas visiter les mines de Potosi, qui ont fait la richesse outrancière de la ville et plus tard, sa décadence et sa pauvreté.

Foot féminin à la bolivienne

Potosi. Derrière le marché se déroule une parti atypique : des femmes jouent au foot. Et malgré la tenue originale (le maillot de foot sur la jupe, les longues tresses qui flottent au vent), ça ne rigole pas. Il y a l’arbitre, la table de marque et tout et tout. Méme avec les limites, on ne plaisante pas : ce sont les étalages de fruits, de chaussures, de légumes, d’outils... !

Peluqueria

Potosi. C’est dans la cour de Teodora et Florencio que Gé perd sa toison de 22 mois ! Je suis aux ciseaux, Teodora aux accessoires et Florencio aux commentaires. "On dirait une star de cinema !"

"No hay !"

Betanzos, le 22 mai. Petit resto à midi. Je demande à la jeune gordita si il y a encore du poulet ou du ragout, qui figurent sur le tableau à l’extérieur. Réponse : "No hay" (il n’y en a pas). Pourtant la salle est pleine et les plateaux défilent devant nos yeux. Alors je m’adresse à celle qui a l’air d’être la patronne. "Si, il y a du poulet" (! ?). On s’installe, on mange tranquillement. Au moment de payer, je sors un billet de 100 bolivianos. Vu le nombre de clients, ils vont pouvoir me le casser (les boliviens n’ont jamais de monnaie). La jeune gordita me demande alors si je n’ai pas la monnaie. "No hay !"... elle sourit. 1 partout.

Evo No !

Province de Sucre, le 23 mai. Changement d’ambiance. Les vallées fertiles, les maisons luxueuses des quelques propriétaires terriens et sur la route, sans grand étonnement : le "Evo No" à la peinture blanche.

Invitations surprises

Sucre, le 23 mai. Ce soir commencent les festivités du bicentenaire de l’indépendance de la Bolivie. C’est à Sucre, la capitale administrative du pays qu’ont lieu les célébrations. Mais Evo Morales, le président, n’est pas invité, il est même "persona non grata". Son processus de redistribution des terres n’a vraiment pas de succès dans cette contrée riche et conservatrice... C’est une autre Bolivie, pour nous aussi. En attendant Philippe, qui va nous héberger ici quelques jours, on croule sous les questions. Les gens s’arrêtent pour discuter un moment et à plusieurs reprises, nous sommes invités à la maison, au cas ou notre hôte n’arrive pas !

Bicentenaire des fanfares

Sucre. Depuis notre arrivés, les défilés se succèdent. Mais on ne peut pas dire qu’ils retiennent vraiment notre attention. Tambours et trompettes, uniformes et boutons de manchette, on en a déjà soupé en Bolivie. Dès 7h du matin les fanfares prennent possession des rues de la ville. Le problème c’est qu’il n’y a aucune organisation. C’est totalement anarchique. On se croit parfois à l’abri du bruit, quand tout à coup, un groupe de "musiciens" surgit au coin de la rue. Au secours ! Et ça dure presque une semaine... On a éte aussi très déçus par les représentations de danse traditionnelle. Une véritable caricature. Dommage.

Cuisine improvisée

Sucre. Ce soir, il y a un énorme concert au stade. Les rues alentours sont bondées. Alors les habitants du quartier profitent de l’occasion. Chacun sort sa salle à manger sur le trottoir (la table, les chaises, la nappe, le service), le gaz et les gamelles, et vend des boissons chaudes alcoolisées, des brochettes, des ragouts, etc. C’est simple et tout le monde y trouve son compte. Quand on pense qu’il faut demander une autorisation pour qu’un gamin puisse partager son gateau d’anniversaire avec ses copains à l’école... le retour va être difficile...

Craquage complet !

Chullpas, le 30 mai. Après Sucre, on profite encore un peu du bitume, mais ça ne dure pas. On enchaîne sur de la piste, encore acceptable, mais à partir d’Aiquile, le gouvernement a eu la bonne idée de paver la route. Mais ce ne sont pas des pavés plats, comme ceux que l’on connaît. Ce sont de jolies pierres, bien rondes, sur lesquelles les vélos rebondissent. C’est insupportable. On se croirait assis sur un marteau piqueur. Et en plus il faut pédaler, et en plus, ça grimpe. Certains cyclos nous diraient qu’on n’a qu’a dégonfler un peu les pneus. Mais le problème c’est que nos deux pompes sont hors service. Alors pas question de dégonfler quoi que ce soit. Le premier soir, on se pose au bord de la route, épuisés. Je ne peux pas faire 100 m de plus. Le deuxième jour de torture, je craque. On ne peut descendre à plus de 15 km/h et on apercoit un pont, tout en bas et la route qui remonte sur des dizaines de kilomètres, de l’autre côté.Gros coup au moral. Sur le pont, on décide d’arrêter un camion pour qu’il nous mène jusqu’à la fin de cette route horrible.

Ça aurait été très dur !

Sur la route d’Epizana, le 31 mai. Sur les 4 camions qui s’arrêtent pour laisser refroidir les freins, le moteur et vérifier l’état du camion, un seul peut nous emmener. C’est un camion qui transporte des sacs de ciment. On ne pouvait pas rêver mieux. On grimpe les vélos sur le chargement, puis on s’installe, nous aussi, sur les sacs. On a une vue superbe, on respire, on récupère. Mieux qu’une voiture, mieux qu’un bus. Le trajet dure presque 4 h !!! Ce qui veut dire qu’on aurait mis plusieurs jours à effectuer ce trajet. Merci la cimenterie Fancesa ! Même si elle n’a pas besoin de publicité - c’est la plus importante de Bolivie - on est très très très reconnaissants ! Voir vidéo.

Tomatada de pollo

Epizana, le 31 mai. Qu’est-ce qu’on peut être naïfs, parfois ! Nous voici à table dans un petit resto routier. La serveuse nous propose, entre autres, une "tomatada de pollo". Mmmm, c’est nouveau ça, ça va changer du riz sec et des ragoûts qui ont tous le même gout ! Ben non... fausse joie... c’est toujours pareil... du riz sec et un bout de poulet en sauce. Et pas même l’ombre d’une tomate ! Et cerise sur le gâteau, le soir on prend notre douche dans des toilettes à la turque, avec un tuyau d’arrosage...

Inversion des rôles

Cela fait plus d’un mois qu’on est en Bolivie et on ne compte déja plus le nombre de personnes qui ont un membre de leur famille qui vit en Espagne. On rencontre parfois des couples dont tous les enfants sont partis chercher du travail en Espagne... avec plus ou moins de succès, bien sûr... L’El Dorado a changé de continent.

Cochabamba

Du 1er au 3 juin. Besoin de confort, de repos, de facilité. On prend une petite chambre douillette et on passe notre temps à se ballader dans les multiples marchés... et à manger : on trouve de la nourriture à tous les coins de rue. Des jus de fruit, des brochettes, des plats complets, des gâteaux...La ville n’est pas extraordinaire mais quelle vie !

Les routes de Bolivie à vélo, pour nous, c’est fini. Le retour sur l’altiplano pour rallier La Paz ne nous enchante absolument pas. Remonter à 4500m et rester pendant plus de 200 km des plateaux désolés, non merci, c’est bon, on connaît. Alors c’est décidé, on prendra un bus.

A bientôt, du côté de La Paz !

Signes particuliers

  • 1 euro = 9.20 bolivianos.
  • Les papillons en papier accordéon : ils indiquent la présence d’une épicerie.
  • La quinoa.
  • Les brouettes : elles servent à transporter des gamelles pour vendre des plats chauds dans la rue.
  • La tenue des femmes : les nombreux jupons, la jupe en velours, les guêtres en laine, le tablier, le chapeau (de paille ou de feutre, rond) et les deux longues tresses.
  • Les comedor.
  • Le tissu coloré pour transporter des charges ou les bébés.
  • Les slogans à la gloire d’Evo Morales : sur les murs, sur la route, sur les maisons...
  • Les posters de décoration : calendrier de la ferreteria, biche dans un sous bois, femme à poil, Jesus, Terminator, chalet suisse, catch, Dragon Ball, bébé devant un ordinateur...

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