L'Asie en Danseuse

Présentation

Thailande 1 : - Phuket, Phuket ? - Non, on ne va pas à Phuket ! (du 1er au 13 sept. 2008)

Premiers instants

Apres un passage aise a la frontiere, la recherche d’un bureau de change est plus difficile. Quand on demande le taux de change au douanier, il nous repond : "Ca depend des jours." Ben justement ! C’est pour cela qu’on veut savoir le taux actuel ! Et puis nous sommes dimanche et le seul bureau de change ouvert est bien camoufle. Au fond d’une sorte de garage, un type est la, derriere une grille. On lui echange nos ringits contre des bahts. Et c’est parti pour chercher un endroit ou planter la tente. On croise en chemin des militaires qui sont postes au bord de la route, derriere des sacs de sable et des barbeles. Pres de la barriere qui coupe la route, un char. Cela fait une impression etrange mais les militaires sont souriants et nous saluent. Depuis 2004, des separatistes islamistes font regner la terreur dans les regions du sud de la thailande (provinces de Yala, Naratiwat et Pattani). Cette guerilla a deja fait de nombreux morts mais actuellement, la situation semble plutot calme. Le ramadan commence demain, ce qui nous rassure assez. Les musulmans sont occupes a sa preparation. Mais ils sont tellement occupes qu’ils refusent a chaque fois qu’on demande a planter la tente. Et puis ils ne sont pas adeptes du rotofil, comme les malaisiens. Pas facile de trouver un endroit propice au camping.

Zone surveillee

On finit par trouver une famille sympa qui accepte qu’on s’installe sur une dalle en ciment couverte, peut-etre destinee a accueillir des poules plus tard... pour le moment c’est propre et c’est pratique. Les voisins s’occupent bien de nous. Un petit vieux nettoie et arrange notre petit abri, des gamines curieuses viennent "discuter" (ce qui montre qu’on peut toujours se comprendre, si on en a envie !), un jeune homme nous invite a prendre une douche chez lui et nous prete meme les accessoires necessaires (un short pour Ge et un large tissu pour Armelle) car la "salle de bain" derriere une petite cloison, donne sur la piece principale. Dehors on nous eclaire, on nous apporte de l’eau et meme un tortillon anti-moustique. Autant dire qu’on ne se sent pas du tout menaces !

Mais c’etait trop beau. Vers 23 heures, un homme nous reveille. "Mister ! Mister !" On venait juste de s’endormir... C’est le chef du village. Quelqu’un l’a appele pour lui signaler notre presence. Alors au nom de notre securite il veut qu’on plie toutes nos affaires pour aller dormir chez lui. Armelle refuse (Ge dort comme une masse). Il insiste et s’installe sur une chaise a proximite de la moustiquaire. Armelle, refuse a nouveau mais il ne bouge pas. En petite tenue, elle n’ose pas sortir. Elle secoue Ge qui est d’abord surpris de voir quelqu’un, si pres de la tente. Idem, il refuse. Mais ce qui fait partir notre "sauveur" ce sont les remerciements. "Merci pour votre invitation, merci de vous soucier de nous, etc." Il se leve alors en nous disant qu’il sera la demain matin pour nous escorter avec sa voiture. C’est ca, bonne nuit, on est pret a parier qu’il ne sera pas au rendez-vous. Et si il l’est, il se lassera tres vite, plus vite que nous, de nous suivre en voiture.

Il eteint la lumiere et s’eloigne mais ne part pas tout de suite. Il passe plusieurs coups de fil et a chaque fois, on comprend qu’il parle de nous. C’est malin. Il joue les cow-boys, les protecteurs, mais il signale notre presence a tout le village ! Sans lui on aurait passe une nuit paisible mais on retrouve difficilement le sommeil et les coqs se mettent a chanter des 1 heure du matin. Pour finir, ca s’agite bien avant le lever du soleil. Tout le monde mange avant l’appel a la priere. Il est 5h du matin... Il va falloir se faire discret pour le petit dejeuner. Mais bon, ca va, on a un joker, c’est le 1er jour de jeun.

La nuit a ete interrompue, a plusieurs reprises, mais tout va bien. Aucun terroriste n’est venu nous chercher querelle ! Et pas de chef de village present a l’heure du depart...

Le sud-est

Il n’y a pas grand chose a voir. Des plantations d’heveas, une vegetation qui envahit tout, des habitations precaires. On s’ennuie un peu, c’est monotone et on sait que notre visa de 30 jours va etre insuffisant pour pouvoir aller jusqu’au Cambodge a velo (1500 km environ par le chemin le plus court). Et il y a de belles choses a voir dans le sud de la Thailande. Alors, on prend le bus ? le train ? Allez, on bifurque vers la gare la plus proche. Mais ca chauffe aussi a Bangkok en ce moment. Des manifestations ont lieu dans la capitale. Les opposants au gouvernement reclament le depart du 1er ministre, accuse de fraude fiscale et de fraude electorale. Tous les trains sont annules et l’aeroport est bloque. Bon, alors il nous reste le bus. On repart dans l’autre sens, vers Naratiwat. A la sortie de la gare, un homme nous ordonne de ne pas repartir de cette ville a velo. Mais alors on fait comment ? Il n’y a aucun train et pas de gare routiere ! Il nous fait comprendre qu’on va se faire arreter et tuer par les terroristes. On ne sait pas qui il est, il est tout enerve et il ne nous lache pas. Les militaires, eux, semblent detendus et nous sourient. Pour qu’il nous laisse tranquille, on prend la direction qu’il nous a conseillee puis on tourne vers Naratiwat. On y arrive apres 84 km et on reussit, non sans difficulte de communication, a prendre un bus pour Patthalung, a environ 300 km d’ici. Les chauffeurs nous installent tous les 2, avec les velos, dans le salon du bas. On peut s’etaler et roupiller pendant tout le trajet qui dure plusieurs heures. Dehors il fait 35 degres, dans le bus, 17. Sans les couvertures, on serait tombes malades. C’est incomprehensible cette manie de toujours pousser la climatisation a fond !

Rencontre providentielle

Nous voici a Patthalung, il est 22h30. Nous sommes sur le trottoir, avec nos velos, a la peripherie de la ville. Il va falloir trouver un petit hotel dans une grosse ville qui n’est absolument pas touristique, on n’est pas couches ! Le bus nous a deposes pres d’un bar. Trois jeunes boivent une biere. On leur demande des renseignements et ls inous invitent a nous installer avec eux, le temps qu’ils finissent leur verre. Et alors qu’on s’apprete a les suivre vers le centre-ville, une femme en robe de chambre a fleurs s’approche. Elle echange quelques mots avec les jeunes et nous invite aussitot a dormir chez elle (elle parle assez bien anglais). C’est pas de refus ! Nous qui pensions atterrir dans un hotel miteux et trop cher pour notre bourse, nous voila chez Nattaya, une prof tres enthousiaste d’une cinquantaine d’annees qui nous laisse sa salle de bain (avec baignoire !) et sa chambre (avec lit king size !).

L’ecole-college-lycee de Patthalung

Les 3500 eleves vetus de leur uniforme jaune et vert sont censes se mettre au garde a vous dans la cour, des 8 heures pour chanter en coeur l’hymne national. Malheureusement, ce matin, il pleut. On ne pourra pas y assister. Mais la prof de francais nous fait visiter l’ecole. C’est impressionant. Piscine de 50 m, salle internet, laboratoire de recherche pour la fabrication d’un bio-carburant, jardin aux orchidees,et bibliotheque "offerte" et inauguree par la princesse. Salinthip nous vante longuement les talents de la princesse. En effet, celle-ci a edite des livres de photos (prises aux 4 coins du monde avec des appareils et des moyens de locomotion de haut-vol) et des livres de cuisine. Bon, il faut dire aussi qu’elle n’a que ca a faire. Elle ajoute qu’elle est gentille et genereuse. Euh,... nous aussi on peut etre talentueux et genereux ?

Le culte de Bhumibol Adulyadej

Salinthip nous dit qu’il est de bon ton d’afficher un portrait du roi ou de la famille royale dans sa maison. Elle n’echappe pas a la regle mais precise qu’elle "ne trouve pas ca tres joli". On n’en demandera pas plus car on sait qu’il est interdit de critiquer la monarchie et surtout le monarque, sous peine de sanctions. Mais visiblement, la majorite des thailandais adherent a ce culte demesure pour leur roi. Ils arborent des t-shirt jaune canari avec l’insigne royale (Ivan, on a longuement hesite a t’en achete un) et respectent les milliers d’affiches a l’effigie du roi. On n’a pas vu un seul panneau abime, meme pas une petite moustache ridicule ajoutee au feutre. On en meurt d’envie ! Et on se dit qu’en France, ces affiches ne seraient pas restees longtemps intactes,... a la bonne heure ! Ce conditionnement nous depasse.

Discipline, discipline !

Les profs pointent a 7h30, meme s’ils ’ont pas de cours dans la matinee. Les eleves doivent avoir les ongles coupes, les cheveux courts pour les garcons et au carre (au maximum) pour les filles. Ils doivent egalement porter un uniforme horrible et se mettre en rang pour chanter l’hymne national, deux fois par jour. Invites dans la classe de francais, apres nous avoir pose quelques questions, on nous demande de chanter l’hymne national francais. Bon, c’est bien pour vous faire plaisir...

Monsieur Megot

Cote cours d’EPS, c’est plus relax... Le vieux prof en jean et mocassins fait une petite demonstration de tennis contre un mur. Il prend pour exemple la petite boulotte de la classe histoire de faire rire tout le monde. Puis il distribue 4 raquettes et 2 balles a ses 45 eleves avant de les laisser "en autonomie" pour aller boire son cafe et fumer sa clope dans la salle des profs. Les 4 autres classes de 45 eleve chacune se partagent un ring de boxe et 3 terrains de badminton !

Suite de la visite

Il semble que Nattaya ait bien brieffe sa collegue de francais. Depuis ce matin, on leur repete qu’on veut partir au plus tot, c’est a dire apres le dejeuner, vers 13h au max. Mais apres la visite de l’ecole de long en large, elle nous emmene au temple ou se trouvent d’immenses statues de Bouddha, assis, debout, couche, dans une grotte. Apres cela, elle nous invite au restaurant (c’est le meilleur repas thailandais que l’on aura pris) et nous ramene a l’ecole. Nattaya prend la releve : elle nous emmene a un enterrement d’une de ses cousines, voir sa soeur qui est directrice d’un lycee, nous achete des friandises... et nous ramene enfin chez elle ! La journee est plus qu’entamee. Elle voudrait nous garder. Elle est adorable, mais on a pris le bus hier pour accelerer... On la quitte avec amertume. S’il n’y avait pas ces p... de visas !

A utiliser avec moderation

La ville de Patthalung ne figure pas dans les guides de voyage. C’est souvent dans ces endroits que l’on fait les plus belles rencontre et qu’on nous reserve un accueil franc et chaleureux. Les rapports humains ne sont pas fausses par la presence du tourisme de masse. Et jusque dans les endroits tres touristiques, l’influence des guides est enorme. Deux pensions voisines quasi-identiques peuvent etre bondees ou desertes, selon qu’elles figurent ou non dans le guide .

Cote ouest

Sur la route, les ricanements et le hellos remplacent les signes de la main et les pouces leves. Les gens ricanent ou nous tournent parfois le dos lorsqu’ils ne nous comprennent pas. C’est nouveau, c’est assez vexant, surtout quand on fait des efforts. Ca sent la zone touristique...

Mais la foret se fait plus dense et plus belle sur les collines. Les reliefs karstiques se decoupent a mesure qu’on s’approche de la cote. On decouvre un petit paradis pour camper : le parc naturel de Hat Chang Lang. Mise a part l’attaque rangee des moustiques, on passe une soiree parfaite. Ballade sur la plage, joli coucher de soleil, repas a la bougie et recreation avec Bernard.

La nuit est moins sereine car la mer s’approche a grande vitesse (les fonds sont plats), le vent souffle de plus en plus fort et dans le parc il y a des panneaux "tsunami hazard zone" tous les 50m. Meme s’il ya a tres peu de chances qu’une telle catastrophe se reproduise, et qu’elle se reproduise cette nuit, on ne peut s’empecher d’y penser un peu.

Les villages de pecheurs, faits de maisons en bois a l’equilibre precaire, ont du souffrir du raz de maree.

Que le spectacle commence !

Apres une belle journee a pedaler sur la cote et entre les massifs rocheux, nous voici dans un village un peu a l’ecart de la route. Un jeune homme nous a invites a planter la tente sur le terrain de foot. La population semble etre en majorite musulmane. Ils nous offrent de l’eau, une douche et meme, finalement, une piece pour dormir dans le centre communal. C’est tres sympathique, mais on est au centre du village et on devient vite une attraction pour tous. Gerald prend le parti de les surprendre, de les faire rire, mais pour Armelle c’est un peu plus dur, surtout lorsque les filles la suivent jusque dans la douche apres l’avoir observe en train de faire chauffer des noodles. Passionnant ! On n’avait plus connu ce genre d’experience depuis le Nepal. C’est assez fatiguant et ca dure jusqu’a ce que l’on aille se coucher.

Phuket, Phuket !

Depuis que l’on roule sur la cote, tous les jours on s’adresse a nous en ces termes : "Phuket ? Phuket ?". Non, non non, on ne va pas a Phuket. Nous n’avons aucune envie de nous retrouver dans ce piege a touristes. Il parait que c’est tres beau, mais apres l’apercu des cotes defigurees du cote de Krabi et d’Ao Nang, et la population qui y sejourne, non merci monsieur, on verra surement d’aussi beaux paysages, dans des coins beaucoup plus tranquilles. Les bars a biere, fast-food, supermarches pour "westeners", hotels "backpackers" au prix exhorbitant, on a deja teste une fois et ca nous suffit. Il manquerait plus qu’une full moon party ! Ko Lanta et Ko Phiphi ne sont pas loin non plus. Il parait que ca vaut le detour, pour le paysage et pour les fonds marins mais nous avons jete notre devolu sur Ko Tao, une petite ile dans la mer de Chine, sur la cote Est. Avec seulement 30 jours de visa, il faut faire des choix !

Au coeur des plantations d’hevea

Des qu’on entre dans les terres, c’est un peu comme en Malaisie. L’air est tres chaud et tres humide et on ne voit que des heveas ou des palmiers a huile, alignes, sur des dizaines de kilometres. C’est pas l’extase mais on rencontre une petite famille qui accepte qu’on plante la tente dans leur jardin. Sur un fil, des "galettes" d’hevea sechent. Au fil du temps, des voisins arrivent, des membres de la famille aussi. Mais cette fois-ci, on partage vraiment un bon moment. Une jeune femme bien en chair vient jeter un oeil a notre tambouille et vient y ajouter sa touche personnelle. On goutera le resultat ensemble. Un jeune garcon s’efforce de nous installer une ampoule au bout d’une tige de bambou. Son pere nous fait gouter le "whisky" local. Enfin, un homme plus age passe sa soiree a consulter un livre d’anglais pour tenter de nous poser quelques questions. Les autres observent et rient, on passe une bonne soiree. La jeune femme nous invite a les suivre au petit matin (4h !!!) pour la taille des heveas.

Gerald reussit a se lever pour les suivre. Malheureusement il pleut alors ils ne tailleront pas ce matin. Il a quand meme la chance d’assister a une petite demonstration. A l’aide d’un outil qui ressemble a un long couteau dont on aurait tordu l’extremite de la lame, le long de la saignee qui descend en travers du tronc, on passe la lame pour oter une fine couche d’ecorce. Aussitot, la seve blanche et caoutchouteuse s’ecoule et est recueillie dans des godets suspendus aux troncs.

Le marché de nuit de Surat Thani

Il s’est fait desirer... quand on l’a trouve... en attendant le bateau pour Ko Tao... on aurait voulu tout gouter. La nourriture thailandaise est un vrai delice. C’est frais, epice, varie... et bon marche ! Voyez plutot les photos !

Ko Tao

Le bateau de nuit pour Ko Tao tombe a point. Il nous permet de gagner du temps car le trajet dure 8h et le visa thaïlandais ne dure que 30 jours. Une douce nuit passée sur des matelas posés a meme le plancher, bercés par la houle - la saison des pluies n’est pas encore finie et la mer est assez agitée- et nous débarquons sur cet ilot isolé en mer de Chine. Sur cette île qui ne fait que 6 ou 7 km de long, se découpent plusieurs sommets a plus de 300 m d’altitude. Malgré le relief, des centaines de bungalows, pensions, hôtels et autres “resorts” ont poussé un peu partout. Nous sommes etonnés de voir à quel point l’île est bétonnée alors qu’on nous avait dit qu’elle était la plus préservée des îles “touristiques”. On n’ose pas imaginer le carnage sur Ko Samui ou a Phuket. Les lieux branchés ou il fait bon se montrer et s’exhiber lors des “full-moon party”. Ko Tao attire surtout les plongeurs car ses fonds regorgent de coraux et de poissons colorés, mais aussi et surtout, on peut y voir le requin baleine ! Et c’est tant mieux. Ainsi l’ambiance est assez paisible. Et c’est ce que l’on recherche. Se reposer, profiter du cadre idyllique et chausser nos palmes, masque et tuba pour découvrir les coraux et les poissons. Un vrai régal ! La présence du requin baleine nous attire mais nous effraie a la fois. On serait ravis d’en voir un mais on ne ferait pas les malins devant cette grosse bête de plusieurs mètres de long ! Pour avoir des chances de l’observer, il faut plonger un peu plus au large.

Ca va trop vite !

Ko Tao s’est ouverte au tourisme il y a une quinzaine d’année mais son développement n’est pas controlé. Les batiments de tous types s´accumulent et les loueurs de motos et de quads font un tabac. Personne ne se déplace à pied ou à velo. Les habitants, eux, ont des 4x4. D’accord, pour aller d’est en ouest, c’est très pentu (des côtes a plus de 20% sur des chemins en terre), mais pour aller du nord au sud, sur la longueur de l’île, il est tout à fait possible de se déplacer a velo. Pour finir, il n’existe aucun système de traitement ou de recyclage des ordures. Ainsi, tous les déchets (ils sont nombreux car rien n’est produit sur place, tout est importé par bateau) doivent etre ramenés sur le continent . Une bonne partie ne l’est pas et dans le meilleur des cas est brûlée sur place…Enfin, il n’y a aucune campagne préventive mise en place pour sensibiliser les touristes, de plus en plus nombreux. Pour l’instant l’île représente avant tout une mane financière. Pour le reste…

On fait de notre mieux pour acheter les produits qui ont le moins d’emballage, on filtre notre eau pour ne pas acheter de bouteilles en plastique et on se deplace a velo, comme toujours. Seule une jeune restauratrice semble touchée par notre soucis de préserver l’environnement, notamment par le fait qu’on se deplace a vélo. En plus d’être propre, c’est silencieux. Et c’est en dégustant ses merveilleux petits plats au bord de la route qu’on se rend compte du nombre effrayant de motos et de quads qui circulent et nous cassent les oreilles. On a essayé de jouer la carte ecologique pour planter la tente ou faire baisser le prix du bungalow, mais a chaque fois, ca les a bien fait rire…Dommage.

Un massage un peu special

Le jour de notre arrivée a Ko Tao, nous avons rencontré Jo et Nina, un couple de musiciens de Tours. Ils étaient eux aussi a la recherche dún bungalow au calme et nous avons élu domicile sur deux plages voisines. On a passé de bons moments ensemble (musique, baignade, apéros...) et le jour de notre départ, Jo a insisté pour payer a Gerald une heure de massage thaïlandais pour soulager une douleur a la nuque qui le genait depuis un moment. Bien sur, il etait partant : un massage dans une petite cahute posee sur la plage avec le bruit des vagues, ca ne se refuse pas... jusqu’a ce qu’il voit apparaitre... euh... le masseur ?... la masseuse ? Finalement il s’est laissé "masser", tout s´est bien passé, mais il a eu du mal a se détendre totalement sous les mains de cet homme en jupe, maquillé et maniéré !

Le debarquement

Le jour de notre départ, on voit déferler une vague de blanquounets sur les quais de … Et à notre grande surprise, nous sommes seuls à embarquer pour rejoindre le continent en fin de soirée. Explication ? Demain soir, c’est la pleine lune et Ko Tao ne va pas échapper a la full-moon party. Lorsqu’on arrive a Chumphon, le prochain bateau au départ déborde de caisses de bières, de sodas, des chips et de quoi faire de bons hamburgers… Mmmmm !

Premières impressions

Entre ricanements et pouces leves sur notre passage, entre dos tournés et sourires chaleureux, l’accueil qui nous est réservé est mitigé. Mais on constate rapidement qu’il ne faut pas s’arrêter à la première impression et parfois forcer un peu les choses. Insister pour se faire comprendre même si l’interlocuteur n’est pas très coopératif, en gardant le sourire, et on finit toujours par s’entendre et partager de bons moments. Un peu de culot de patience et d’énergie “suffisent”.

Signes particuliers

  • 1 euro = 49 bahts
  • le karaoke
  • les "lady-boys"
  • les poubelles molles
  • les moto-side (couvertes ou non)
  • les mini-temples à l’entrée de la maison
  • les insignes et photos du roi et de la famille royale, absolument PARTOUT !
  • le pick-up
  • l’hymne national, diffuse chaque jour (radio et tele) a 8h et 18h
  • les cages a oiseau et leur trafic
  • les cremes de beaute "blanchissantes"
  • les marches de nuit (nourriture essentiellement)
  • les mobylettes. On peut y monter a 5 et les conduire a partir de 10 ans
  • les combats de coqs
  • la boxe thaïe
  • les garages multi-fonctions : boutique, salon, garage, chambre a coucher...

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