L'Asie en Danseuse

Présentation

I.N.D.I.A = I'll Never Do It Again... a velo !!! (du 14 mai au 12 juin 2008)

Tribulations postales

Nous attendons deux colis importants. Le premier, de nos parents, contient des guides, des patins de frein (impossible d’en trouver en Inde, c’est dingue !) et surement du chocolat (d’ou son importance). Le deuxieme, en provenance d’Allemagne, de jolies sacoches toutes neuves et surtout etanches. Des le premier jour, on file a la poste. Poste restante : rien. Speed post : apres avoir arpente tous les etages et tous les bureaux, on degote le colis envoye par Pierrot et Millette dans une vieille armoire en fer, au fond d’une immense piece. Laurige avait des doutes sur l’efficacite de la poste indienne... pfff, trop facile !

Mais ensuite, les choses se gatent. Le deuxieme colis contenant les sacoches n’arrive pas. Tous les jours, nous faisons le trajet jusqu’a la poste, environ 7 km, a velo ou en ricshaw. A chaque fois, on refait le meme parcours : d’abord la poste restante ou l’on epluche toutes les lettres et les "intimations" (recus). Rien. Les dates indiquees sur les lettres et cartes postales nous inquietent. Certaines sont arrivees en fevrier et n’ont toujours pas ete reclamees. Idem pour les recus qui ressemblent, a la longue, a de vieux mouchoirs usages. Il y a meme une lettre adressee au Dalai LAma (on aurait du la prendre...) Comme on nous laisse fouiner dans les papiers, tout le monde peut le faire, prendre ou perdre ce qu’il veut. Aucun registre ne permet de savoir ce qui entre et sort de cette pauvre armoire pourrie. Ensuite on retourne, encore et encore, a la Speed Post. On visite tous les bureaux, qui croulent parfois sous des montagnes de lettres et de colis. Mais comment va-t-on retrouver le notre, si jamais il arrive ? Apres 2 semaines d’aller-retours, notre colis arrive, dans un sale etat... et incomplet ! Vu la gueule de l’emballage, pas de doute, il a ete fait en Inde, surement pas en Allemagne !.

A present, il va falloir retrouver la paire de sacoches manquante. Sur l’emballage : le scelle de la Foreign Post Office, ou les paquets sont ouverts pour etre controles puis reexpedies ( notre colis a passe une semaine a Delhi, entre ce bureau et la Speed Post, ou on l’a recupere...). Accueil-1er etage-bureau du responsable- 5eme etage (prendre l’ascenseur jusqu’au 6eme puis redescendre d’un etage a pied)- 2eme etage-5 eme etage-2eme etage- bureau d’un autre responsable. Enfin quelqu’un de cense qui reflechit pour trouver la solution. Et qui la trouve. Le poids du colis n’a pas change entre son arrivee a Delhi et son transfert a la Speed Post. Il manquait donc une paire de sacoches au depart.

Apres de longues negociations par mail, la paire manquante sera envoyee a Kathmandu... chez un particulier ! La poste restante, c’est bon, on a donne.

Les ambassades

Cote ambassades, c’est pas beaucoup mieux.

L’ideal, pour rouler au maximum, ne pas prendre d’avion et surtout traverser des regions extraordinaires aurait ete l’itineraire suivant : Nepal-Tibet-Chine-Laos-...

Mais 3 evenements majeurs et recents nous laissent dans une veritable impasse. Et une impasse en Inde, c’est bien le dernier endroit ou on souhaite se trouver. L’assassinat de Benazir Butho a Karachi en decembre depuis lequel la France refuse de laisser entrer tout francais au Pakistan, les emeutes a Lhassa en mars depuis lesquelles le Tibet a ferme ses frontieres et la preparation des jeux olympiques a Pekin qui rend les chinois plutot tendus et l’obtention du visa de plus en plus difficile.

Apres l’Inde, nous envisageons donc deux itineraires :

  • Le premier passe par le Nord du Pakistan, puis suit la Karakoram highway qui traverse l’Himalaya et grimpe a plus de 5000 m (ca fait rever...) pour ensuite entrer en Chine. Un petit coup d’accelerateur, en train par exemple, nous permettrait d’arriver en Asie du Sud-est, apres la mousson.
  • Le deuxieme passe par le Nepal pour ensuite aller en Chine par avion. Pedaler un moment en Chine nous permettrait egalement d’arriver au Laos ou au Vietnam apres la mousson.

Ambassade du Pakistan. On tente quand meme notre chance. Echec, il faut absolument une lettre de recommandation delivree par la France.

Ambassade de France. Notre interlocuteur est en greve (? !), personne ne veut nous repondre, on ne nous laisse meme pas entrer. Il faut appeler nous dit-on. Le mec est a quelques metres derriere cette porte blindee et il nous demande de trouver un telephone, ce qui va nous prendre plus d’une demi-heure a pied ! Dans le quartier bien propret des ambassades, pas de telephone public bien sur. Devant l’absurdite de la situation, on ne lache pas le morceau. On finit, non pas par entrer, mais par obtenir, depuis la cahute du gardien, notre cher interlocuteur au telephone. Le ton est hautain, dedaigneux, notamment lorsqu’on lui affirme qu’un couple de francais en camping-car (salut Laure et Freddy) est entre au Pakistan il y a seulement 1 mois. Mais nous ne sommes pas de hauts responsables, notre parole n’a aucune valeur. Merci bien pour votre aide. On reviendra demain. Cette fois-ci, on nous recoit. Le tact n’est pas leur qualite premiere. Devant nous, une jeune fille s’est fait voler ses papiers. L’homme la recoit en esquissant un sourire narquois, "t’es pas la premiere ma cocotte", et la jeune fille ressort du bureau en pleurant. En ce qui nous concerne, on nous a repondu par la negative, bien evidemment, et lorsqu’on evoque la disparition d’un cyclo francais a Bombay, le seul commentaire que ce cher representant veut bien faire est : "oh, de toute facon il est mort, faut pas chercher !"

Ambassade de Chine. L’apotheose. La jeune chinoise qui trone derriere un epais plexiglass n’a pas l’air d’apprecier nos questions. Son boulot se resume a tamponner des formulaires correctement remplis. La moindre erreur et vous etes recales. Nos quelques questions semblent la deranger. Pour seule reponse, elle nous tend un papier recapitulant les regles d’obtention du visa. C’est tres complique (faire la demande 3 mois a l’avance, avoir un contact et une lettre d’invitatin en Chine, fournir le billet d’avion A-R et la reservation d’hotel,...) et nous n’avions pas connaissance de ce texte, malgre nos recherches d’infos prealables. On lui demande depuis quand ce texte existe car aucune date n’est mentionnee. D’abord elle ne repond pas, puis elle nous dit du bout des levres : "un mois". Elle enchaine en nous disant qu’on lui fait perdre son temps et que d’autres personnes attendent. Elle est forte celle-la !!! Ca fait une demi-heure qu’on attend ! Armelle rale, en francais. La jeune fille affirme qu’on l’a insultee et nous jete dehors. Elle a bien de la chance d’etre derriere sa grosse vitre et son petit micro ! On cede alors notre place.

Mais nous ne sommes pas venus pour nous faire jeter. Alors on tente de parler a une de ses collegues. Apres une heure d’attente supplementaire, celle-ci baisse la tete puis se retourne. "On veut juste des informations !!!" Allo, allo, quelqu’un aurait-il l’obligeance de nous repondre ? A qui doit-on s’adresser si ce n’est pas au service des visas ?

Le plus ridicule, c’est que ce texte date d’un mois et qu’il impose de preparer son voyage en Chine trois mois a l’avance ! Il condamne tous ceux qui ont prevu d’aller en Chine depuis le 15 avril, de rester a la porte.

On retente notre chance le lendemain en esperant que le calme soit revenu... mais on ne nous laisse meme pas entrer. Le garde nous dit que c’est ferme alors que des indiens entrent et sortent. On insiste. On veut entrer. Il referme la porte. On veut entrer ! Apres plusieurs fois, il bredouille : "the boss..." Ok, on a compris.

Il va encore falloir changer nos plans...

Ca balance pas mal, a Delhi

On a vraiment envie de quitter l’Inde et ces problemes de colis et de visas nous obligent a rester ici. C’est pas la joie. Mais en attendant les sacoches et une solution pour la suite de notre voyage, nous passons de bon moments en compagnie de Laurige, Stef et leurs collegues et amis. Ca permet de decompresser un peu. Une soiree karaoke pour commencer, un petit repas francais (avec vin et foie gras, s’il vous plait), une soiree de depart, un anniversaire... Cette petite communaute est bien sympathique et puis c’est reposant de pouvoir parler en francais !

5 etoiles

Une ambiance paisible, simple ,sereine, avec en plus une cuisine, un four, un lit propre, un salle de bain propre, un ordi avec une connexion internet performante !!! Quel pied !

A part nos aller-retours a la poste et aux ambassades, sous un soleil de plomb, on passe nos journees "au frais" (sous le ventilo, quoi) a dormir, a enrichir notre site (sons, photos, videos, textes), a faire le marche (on y trouve meme du chocolat noir !) et a cuisiner. Ca fait 10 mois qu’on mange des pates, du riz, du riz et encore du riz... alors on fait des gateaux, des quiches, des gratins !!! Un pur bonheur.

Old Delhi / New Delhi

La majeure partie de Delhi est constituee de quartiers residentiels, de bureaux, de parc immenses et de zones commerciales, deservis par de larges avenues bordees d’arbres. C’est surement la ville la plus verte et la plus propre que l’on ait traversee en Inde, malgre la poussiere et la pollution atmospherique. Ca c’est New Delhi.

On prend un tout petit peu de temps pour visiter, a velo, la partie plus ancienne et plus animee. Old Delhi ressemble plus a ce qu’on a connu en Inde. Des ruelles sales, bruyantes et encombrees... lorsqu’on est du "mauvais cote". Du bon cote des monuments historiques et autres curiosites touristiques, c’est propre, bien amenage et borde de boutiques de souvenirs. Comme quoi, ceux qui arrivent en taxi sur les sites n’ont pas la meme vision des choses.

Lorsqu’on ne se ballade pas a velo, on est obliges de prendre des auto-rickshaw car les distances a Delhi sont impressionnantes. Impossible de se deplacer a pied, sous peine de passer des heures a marcher.

La dech’

1 milliard d’individus, des millions de velo, et pas un patin de frein !

Danse classique

Grace a Laurige, nous avons pu assister a un festival de danse classique indienne a Delhi. La particularite de ce festival est que toutes les interpretes sont etrangeres. Nous avons ainsi pu decouvrir le Kuchipudi, le Kathak et le Bharata Natyam. Pour decouvrir ces danses, cliquez dessus et vous aurez acces a une breve presentation ainsi qu’a des photos, sons et videos.

3 jours en Uttar Pradesh...

4 jours et demi pour atteindre la frontiere nepalaise. On n’a pas traine. On est presse. C’est la course pour sortir de l’Inde. Sur notre trajet : l’Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuple, et la vallee du Gange. Le seul fait d’evoquer ces noms nous fait fremir. Et pour cause.

  • 1er jour

A moins d’un km de chez Laurige, Ge veut contourner un camion en panne par la gauche. Il passe trop pres de l’enorme trottoir. Sa sacoche avant flambant neuve qu’on a attendue trois semaines a Delhi... est percee, et bien percee. On a envie de pleurer !

  • 2eme jour, en detail

Cette journee commence avec la peur au ventre. Des les premiers tours de roue, une moto passe si pres d’Armelle qu’elle arrache sa sacoche arriere. Celle-ci tombe sur la route. Le motard ne se retourne meme pas et continue sa route. Une belle preuve de lachete. Un instant plus tard, un camion passe tres pres de Gerald. A l’arriere, un montant en fer de la benne depasse dangereusement et lui frole la tete. Enfin, un 4x4 qui avait toute la largeur de la route pour nous depasser se fait un malin plaisir de passer aussi pres que possible, a toute vitesse. Dans aucun cas, nous n’avions moyen d’y echapper. Le bas-cote porte bien son nom,.. il est vraiment tres bas !.. et rempli de boue. Le Gange n’est qu’a quelques kilometres. C’est peut-etre ca qui les rend inconscients, voire completement dingues. Pour nous c’est un fleuve, a l’eau boueuse et polluee. Sur la rive droite, un profusion de temples ; sur le pont, des sadhus affales par terre qui nous saluent. Comme nous l’avons deja dit, leur notion du sacre nous echappe et on devient de plus en plus insensibles a leurs croyances.

On poursuit donc la route, crispes, tendus, toujours. Pas un moment de repit, de relachement. Les villes sont immondes, bordees d’enormes etendues de bouillasse noiratre. C’est la qu’on lave les camions, la seule chose d’ailleurs, avec les voitures, qui soit nettoyee en Inde. Jusqu’a ce qu’on bifurque sur une petite route. On pense y trouver un peu de calme et de securite. Pour la securite, c’est bon. Il n’y a quasiment plus de vehicules. Seulement des velos, des charettes tirees par des vaches et quelques anes qui transportent de lourds chargements de terre ou de gravas. Pour le calme, c’est pas gagne. On a d’abord droit a l’habituelle cohue au passage a niveau puis aux cyclistes qui nous collent aux fesses si on les depasse. Apres un moment, on se retourne et ils sont deux, trois, quatre a nous suivre, avec leurs velos qui grincent, c’est insupportable. D’habitude on tente l’acceleratin foudroyante, mais ici, la route est bosselee, c’est impossible. On ralenti, on leur fait signe de passer, on gesticule, on leur crie dessus,… rien n’y fait. Mais cassez-vous ! On veut grignoter, ils s’arretent, on veut prendre une photo, ils s’arretent, on veut faire pipi, ils s’arretent !

Le paysage n’est pas desagreable. Les fosses sont remplis de pieds de canabis, qui diffusent un parfum enivrant. La culture dominante est la canne a sucre que les femmes transportent sur leur dos. De hautes cheminees depassent du paysage. Ce sont des fabriques de briques.

On cherche a s’isoler un peu pour manger, histoire d’eviter l’attroupement. Le resto est sale, tres sale, comme d’habitude, mais il a le merite d’etre au calme. Pour boire un petit the, on s’arrete une dizaine de metres plus loin. Une femme souriante nous invite a nous asseoir pour discuter un peu. Mais nous somme sur le trottoir, entoures de badauds. Pas facile de discuter comme si de rien etait. Ils sont la, a nous fixer. Et meme si notre hote les chasses, ils reviennent,... plus nombreux. L’invitation nous touche beaucoup. C’est si rare en Inde. Mais les conditions sont telles qu’on ne s’attarde pas. Dommage.

A chaque fois que l’on s’arrete dans une ville, un village, nous sommes aussitot encercles. Alors on ne s’arrete plus. On evite les regards, on avance, on ne repond a personne, ou seulement quand celle-ci insiste, par un "we don’t want to speak". C’est un peu rude, mais c’est clair. Et pourtant, ca ne marche pas a tous les coups. La communication ne passe pas, par aucun moyen. C’est extremement enervant. Ca rend dingue !

Soudainement, la route s’arrete. Des policiers affales dans leur siege pres de la barriere, nous demandent de payer. Non mais ils nous ont bien regardes ? On va payer pour pousser les velos dans la boue ? Comme d’habitude, on passe, sans repondre. On peut parfois rouler quand la piste est seche. Pas de vehicules motorises, de la verdure, des vaches qui paissent, du soleil. C’est appreciable. Mais Gerald est tellement excede qu’il n’arrive pas a en profiter. Si bien qu’une "rencontre" tourne a l’altercation. Le jeune homme, sans aucune forme de politesse nous dit "stop". Non, on ne s’arrete pas . Il remet ca : "Stop !" La, on s’arrete, pour lui expliquer sechement qu’il faut qu’il nous lache les baskets. Un vieux trop imbibe vient s’en meler. Ca sent mauvais, il vaut mieux partir. La pression monte, on finit par crier tres fort et cracher sur les roues des plus collants. C’est pas joli joli, mais ils semblent capter le message.

Mais la journee n’est pas finie. A takurdwara, pas d’hotel. Seulement un guest-house pour fonctionnaires. Il parait qu’il faut juste demander une autorisation a la police. On ne veut pas trainer, se laisser submerger, alors un homme nous y conduit. Nous sommes bien recus. Les formalite paraissent simples. Il faut juste donner son nom, son numero de passeport et attendre le reponsable de la guest house. On nous fait asseoir. Un homme nous prend en photo et releve nos noms dans le registre. On ne sait meme pas qui c’est. Puis d’autres hommes debarquent et s’appretent a faire de meme. On s’est fait surprendre une fois,...- D’abord vous etes qui vous ? - On est journalistes. - Et qu’est-ce que vous voulez savoir ? - What’s your name ? - Et apres ? - Which country ? - Original,et... ? - C’est tout. Il y a donc trois journalistes qui sont venus prendre en photo deux blancs qui sont passes dans leur ville. Super. Mais ca doit suffir car au bout de la cour du poste de police, des dizaines de badauds nous observent et ce spectacle semble les captiver. Il leur en faut peu pour etre heureux !

Mais ce n’est pas tout. Ca fait une heure deja qu’on attend et qu’on se fait bouffer par les moustiques quand on nous annonce que finalement, ce n’est pas possible. Euh,... c’est plein (c’est louche). Mais qu’a 15 km, il y a une ville plus importante avec des hotels." - Euh, les gars, on a fait 113 km et surtout, surtout, on ne sait pas si vous avez remarque mais il fait nuit maintenant. Ok, on va a la mosquee, ils trouveront bien de la place pour nous. - Non, c’est dangereux ! - Ah ouais, c’est dangereux ? et puis quoi encore ? - Alors qu’est-ce que vous proposez ? - Euh ... - Vous n’avez qu’a nous ouvrir une piece, un preau, ici, a l’ecole,... on a juste besoin d’eau et d’un abri, c’est pas complique !" La conversation dure, le temps passe, alors on s’enerve, on prend nos velos et on se dirige vers la sortie. C’est alors que leur vient une idee lumineuse : il y a tout une partie de leur batiment qui n’est plus occupe. Deux heures pour en arriver la, a quelques metres, deux heures de reflexion a 4 ou 5 pour ce brillant resultat. Il fallait juste s’enerver pour debloquer la situation. Si on avait su, on l’aurait fait plus tot !

Alors voila, on a un lit, de l’eau (ils reamorcent la pompe) et une douche. Maintenant on a faim. Deux policiers nous escortent dans un petit resto. Grace a eux nous ne sommes pas entoures d’indiens. Seulement quelques jeunes clients. Mais ce n’est pas agreable pour autant. Il n’y a pas de courant. Pour y remedier, le patron met en route le groupe electrogene, installe dans un coin de la salle. Incroyable ! On profite des odeurs de fuel et surtout du bruit. Impossible de se parler ! A notre retour au poste de police, le chef nous dit que finalement, en fait, eh bien il y a une chambre libre dans la guest-house. On aura l’air conditionne, une salle de bain et tout et tout. Non mais ils se payent vraiment notre tete ! On est installes, on est fatigues, on a tout ce dont on a besoin, on veut dormir !!! Ca suffit pour aujourd’hui !!! Et quand on refuse, voila qu’il nous ordonne d’y aller. Non mais ca ne va pas ? Si vous avez des remords et que vous voulez nous faire plaisir, il faut nous laisser dormir maintenant. Et si vous insistez, on va s’enerver !!!

  • ...troisieme jour

Dans les jours qui suivent, un rickhaw qui nous avait fait une belle queue de poisson, et auquel on a exprime notre colere finit par renverser Gerald avant de prendre la fuite. Le velo est au sol, les sacoches trouees et eparpillees. Lorsque Gerald le course, a pied, un passager sort un baton. Lachete, quand tu tiens les indiens ! Armelle est seule avec les deux velos a terre. Personne ne leve le petit doigt. Elle sort de ses gonds et insulte tout le monde, en anglais. Rien. Calme plat. Encephalogramme indien,... plat. Incurables. Heureusement nous passons une bonne soiree avec "Romeo" et la famille de son ami qui nous heberge. Il faut juste prendre sur nous pendant la douche (la salle de bain est immonde) et au coucher (les souris ont laisse pas mal de crottes sur le dessus de lit). Et il y a donc les souris mais aussi les grenouilles, les araignees,... qui batifolent entre les sacs de ciment, les sacs de grains,etc. Il faut preciser que cette piece tient plus du debarras que de la chambre a coucher.

Plus qu’un jour et demi !

La blague du jour. Nous sommes a environ 50 km de la frontiere nepalaise. Deux jeunes a motos nous demandent ou on va. Impatients, on leur repond qu’on veut quitter l’Inde au plus vite. Alors ils reiterent la question. Mais on vous dit qu’on quitte l’Inde aussi vite que possible. Ils insistent. Ok, alors faites marcher un peu vos neurones. Admettons. Tu es ici, sur ta moto, et tu veux sortir de ce p... de pay, ou vas-tu ? Euh,....

Il faudra bien poser la question 7 ou 8 fois pour qu’a deux cerveaux, ils trouvent la reponse : "- Au Nepal !!!! - Ah !!!! Bravo !!!"

La derniere matinee en Inde sera consacree a l’ecriture de nos dernieres cartes postales, devant le bureau de poste. Dans quelques instants, on aura quitte l’Inde !!!

Pourvu qu’on ne soit pas decus par le Nepal. Tous nos espoirs reposent sur ce pays !!!

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