L'Asie en Danseuse

Présentation

Inde : le Kathakali

Le Kathakali (de "katha", histoire et "kali", jeu, en malayâlam) est une forme de théâtre dansé originaire de l’état du Kerala dans le sud de l’Inde, apparue au 16ème siècle. C’est une combinaison spectaculaire de drame, de danse, de musique et de rituel. Les personnages, aux maquillages élaborés et aux costumes raffinés reconstituent des épisodes tirés des épopées hindoues et de la vie de Krishna. Les formes et les couleurs du maquillage sont toutes codées, selon qu’il s’agit de jouer un prince vertueux ou un personnage démoniaque, ou d’indiquer le sexe, le rang et la qualité.

Le travail de l’acteur de kathakali est très exigeant physiquement et il se maîtrise en employant les méthodes de concentration et d’énergie mises en œuvre dans l’entraînement du kalaripayat, l’art martial antique du Kerala. Les expressions du visage, les regards et les positions de mains ou hasta forment une grande partie du jeu des acteurs.

La troupe est composée habituellement de douze acteurs, quatre chanteurs et quatre percussionnistes. Les maquillages, très complexes, sont réalisés à partir de pâtes de riz par des artistes spécialisés et leur élaboration demande plusieurs heures de travail.

Un spectacle de kathakali, initialement éclairé par des lampes à huile, dure généralement de dix heures du soir jusqu’à l’aube. Contrairement aux styles qui l’ont précédé, le kathakali n’est joué que par des hommes qui tiennent aussi les éventuels rôles féminins.

Les représentations données à l’occasion de fêtes solennelles durent toute la nuit.

C’est au centre culturel de Trivandrum que nous avons assisté à la première représentation de Kathakali. Malgré le fait que ce soit une version "allégée" (5 acteurs, 2 percussionnistes et 2 chanteurs et représentation d’une heure), ce spectacle de qualité nous a enchantés. En effet, il était spécialement destiné à des artistes (réalisateurs de long métrages espagnols présents à Trivandrum pour un festival) et nous avons eu la chance d’y assister.

Celui de Varkala, au sein du temple, était beaucoup moins accessible car il durait toute la nuit, comme le veut la tradition. Le rythme était bien plus lent, la partie dansée plus statique (un seul personnage personnage en action à la fois) et les intermèdes instrumentaux duraient des heures. Les percussionnistes étaient très doués mais la longueur des morceaux, et surtout le volume, poussé au maximum rendaient la musique insupportable. Au bout d’une heure et demi, alors que les vieux ronflent à quelques centimètres seulement des baffles, on craque. Mais pourquoi mettent-ils le son si fort ?

Enfin, on a vu la version pour touristes,... une belle mascarade ! 20 minutes de mime grossier, sur le trottoir... Inintéressant.

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