L'Asie en Danseuse

Présentation

Venezuela : On s'casse de Caracas ! (du 23 jan. au 1er fév. 2010)

Nous voilà au Venezuela !

Depuis Maicao, la dernière ville colombienne avant la frontière, dans le désert de la Guajira, on a déjà senti un certain changement. Sont apparues des vieilles bagnoles américaines toutes rouillées et défoncées . Elles doivent consommer 20 litres au cent mais peu importe, on fait le plein pour à peine 1 euro au Venezuela ! On assiste alors à un trafic d’essence permanent. Les bidons venus du Venezuela sont revendus 30 à 50 fois leur prix (selon les sources) en Colombie. C’est pourquoi lorsqu’on demande 50 cl d’essence pour remplir la bouteille de notre réchaud, on nous l’offre, avec le sourire. Mais malheureusement, le pétrole semble être la seule ressource du Venezuela... Les habitants du village lacustre près de Sinamaica laissent même tomber la pêche au profit du trafic d’essence, beaucoup plus simple et plus lucratif, malgré les risques encourus. Mais alors qui va pêcher ? L’eau potable est hors de prix, le lait importé du Chili, la viande d’Argentine... Les gens crèvent de faim mais, mais, ils peuvent se déplacer en voiture...

Nous passons les premiers jours sur la route, entre le désert de la Guajira et le "lac" de Maracaibo. Une route pourrie, des voitures déglinguées, des petits villages aux habitations rudimentaires. On est loin de la côte colombienne, si agréable. Mais les gens sont sympas et accueillants. Notamment ce curé qui nous fait visiter un village sur pilotis. Les "bomberos" aussi nous accueillent chaleureusement. Mais à Maracaibo, on déchante. Très vite. On pensait y passer quelques jours mais notre plan "couchsurfing" tombe à l’eau. On tente l’alliance française, pas mieux. On s’installe alors dans un hôtel proche de la gare routière. Mais il est tellement miteux et les propriétaires tellement odieux qu’on reprend nos affaires (mais pas notre argent...) pour monter dans un bus, direction Caracas. Là aussi, c’est une vraie galère pour trouver une compagnie qui accepte de prendre les vélos. Les chauffeurs changent d’avis, nous ignorent, on s’énerve... la journée a été longue... c’est sale, bruyant, inhospitalier,... mais on y arrive... Heureusement que Gé est plus diplomate que moi !

Au matin, on est donc à Caracas. Côté ambiance, c’est pas mieux. C’est une ville énorme, encombrée par les véhicules qui "crapotent" leur pétrole mal raffiné, la plupart des bâtiments semblent sur le point de s’écrouler... et tous les gens que l’on croise nous mettent en garde. "Faites attention, vous risquez de vous faire braquer", tout en mimant une arme à feu. Quand, dans une seule journée, on vous fait ce même geste plusieurs fois, ça fait réfléchir. Finalement, on se sent beaucoup moins rassurés qu’en Colombie !

C’est d’abord dans un hôtel du centre ville qu’on élit domicile pour deux nuits, le temps de trouver quelqu’un qui puisse nous héberger. Le soir, on ne traîne pas dans les rues. On marche vite, on regarde droit devant, comme si on connaissait le quartier, histoire de ne pas se faire repérer trop vite. Malgré (où grâce) à notre expérience, on ne la sent pas, cette ville.

(à suivre...)

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